• L'avocat du diable

    Qui ne s'est pas fait un jour l'avocat du diable ?

    Que ce soit pour défendre une cause, une action ou une personne a priori indéfendable, ou pour équilibrer un débat en présentant un argumentaire opposé à celui de la majorité des participants, nous avons tous à un moment donné, enfilé la robe de l'avocat du diable.

    Mais d'où vient cette expression ?

     

    L'avocat du diable

     

     

    L'expression "avocat du diable" trouve son origine dans le langage ecclésiastique.

    Dans l'Église catholique (mais aussi orthodoxe) tout un chacun peut prétendre au statut de bienheureux puis de saint. Initialement on procédait par acclamation mais devant la multitude de saints ainsi proclamés, l'Église décida de centraliser les demandes en béatification et un collège statuait sur ces demandes.

    Il faut attendre le XVIème siècle et la constitution de la Sacrée Congrégation des Rites par la constitution apostolique Immensa aeterni Dei du pape Sixte Quint pour encadrer sérieusement tout ça.

    Tout d'abord, pour prétendre au statut de saint, il faut remplir quelques conditions : être décédé, avoir mené une vie irréprochable et accompli des miracles avérés.
    Le procès en canonisation (ou béatification) commence et le processus est long, voire très long (parfois plusieurs dizaines d'années).
    Le dossier du postulateur est très minutieusement étudié et la vie du candidat étudiée à la loupe.
    Pour éviter les mauvaises surprises, le pape Sixte Quint a créé un nouveau poste au sein du collège, celui d'advocatus diaboli.
    L'avocat du diable a pratiquement rôle d'enquêteur puisqu'il doit rechercher et vérifier que le postulateur n'aurait pas "oublié" de mentionner dans le dossier quelque péché inspiré par le diable et peu compatible avec le statut de saint. Son rôle est donc essentiel puisque le fruit de ses recherches peut annuler la requête en canonisation.

    Depuis la constitution apostolique Divinus perfectionis Magister du pape Jean-Paul II, en janvier 1983, l'advocatus diaboli est remplacé par le promoteur de la foi qui voit son rôle étendu à d'autres domaines de la vie ecclésiastique.

    A noter que certains ont avancé la thèse que l'avocat du diable apparaissait dans les procès de l'Inquisition. Cette thèse est réfutée par les études menées sur l'Inquisition (dont celle de Didier le Fur), qui ne s'embarrassait pas vraiment avec la notion de justice !

     

    L'avocat du diable

    « Atelier 287 : thème Soleil (Evy)

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  • Commentaires

    1
    Mardi 20 Octobre à 11:08

    Expression parfaitement expliquée Pixélie, bravo !

    Bises et bon vendredi

    2
    Mardi 20 Octobre à 11:12

    J'aime beaucoup les illustrations de cette magistrale explication, merci et bon mardi. 

    3
    Mercredi 21 Octobre à 09:16

    Superbe film même si mon préféré restes Deniro dans le rôle du diable avec Mickey Rourck dans Angel Heart. Oui l'expression est éloquente. Dans le slam "Je ne suis pas" je disais "Je ne suis pas l'avocat du diable, le poste est déjà pourvu".

    https://www.youtube.com/watch?v=nCg4w7WR9KU&feature=emb_logo

    Belle journée !

    4
    Mercredi 21 Octobre à 09:48

    Bonjour

    intéressantes infos sur cette expression

    merci de ce moment religieux et diabolique he

    5
    Vendredi 23 Octobre à 09:31

    Salut

    passage pour te souhaiter un bon weekend

     

    sous couvre feu, je suis
    ca me chauffera bien pour l'hiver ce feu

    mon département Meurthe-et-Moselle est le seul de Lorraine
    avec l'Alsace sous mesure de guerre

    (4 departements chez moi, Meurthe et Moselle, Meuse, Les Vosges et Moselle)

    6
    Jeudi 29 Octobre à 09:53

    Hello

    en parlant de diableries, le virus satanique nous a bien achevé



    nous voila en monde enfermé, c'est décidé, ils ont décidé
    comme ils n'ont rien fait pour prevoir, pour se sortir de l'epidemie
    c'est le peuple qui paye maintenant et on ressort les petits papiers jolis


    nous sommes les coupables, nous sommes donc emprisonnés,
    condamnés sans appel et sans cour de cassation  

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