• Métro de Kharkiv - sourve UNICEFCalée au fond de la banquette,
    Silencieuse et sage, la fillette
    Voyage.
    Pas pour de vrai. Dans sa tête
    D'enfant sage.

    Dans sa tête s'entrechoquent
    Des sons.
    Des bruits.
    Dans sa tête s'entrechoquent
    Les hurlements
    de Maman.
    Des sons.
    Des bruits.

    Cris et rires des soldats ivres.
    De fureur.
    De peur.
    D'autres cris. Maman, aussi ivre,
    De douleur,
    De peur.

    Le silence.
    La Peur.
    Ils ont emmené Maman.
    Le silence
    Pire que les cris déments.
    Pire que la peur.

    Prisonnière de sa gangue épaisse
    de terreur,
    L'enfant par des voisins se laisse
    Emmener,
    Malmenée,
    Ailleurs.

    Marioupol. Zaporitja. Voyage.
    A pieds.
    Kramatorsk. Kharkiv. Voyage.
    A pieds.

    Nouvelle maison avec les voisins,
    Pas une vraie.
    Comme une vraie.
    Un coin pour elle, un pour les voisins.

    Un vrai métro où dans une rame à quai
    Une enfant sage
    Rêve de voyage
    Attendant que la rame quitte le quai.

    Attention à la fermeture des portes.
    Chuintement dans le silence épais.
    Enfin la rame s'ébranle, l'emporte.
    Prochain arrêt : Rue de la Paix.

     


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  • Il était une fois...

    Ainsi commence les belles histoires, en des pays imaginaires où règnent fées et lutins sous la gouvernance de quelque roi débonnaire...

    Mais la magie est ailleurs, en des lieux où on ne l'attend pas.

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  • En visitant le blog de FredCloclo, je parlais de mon émerveillement devant la capacité que nous avons à tourner en dérision jusqu'aux situations les plus dramatiques auprès des quelles notre crise sanitaire est une gaudriole.
    Une anecdote, transmise par une ancienne détenue du camp de concentration de Ravensbrück à Christian Bernadac, m'est revenue à l'esprit. Elle illustre cette incroyable volonté qui nous est propre.

    Kommando de Ravensbrück

     

     

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  • "Chapeau bas !"S'il est aujourd'hui tombé en désuétude, le chapeau fut longtemps une pièce vestimentaire incontournable qui marquait le rang social dans toute la société, et moral chez les femmes.

    Cet accessoire vestimentaire jouait un rôle important dans les codes de bienséance : il fallait le mettre bas afin de marquer sa déférence ou son admiration envers une personne d'un rang social plus élevé, ou devant une femme. Les femmes quant à elles étaient dispensées de ce rituel.

    Si le chapeau a disparu, l'expression est restée pour marquer son admiration.

    Mais l'expression "chapeau bas !" trouve en réalité son origine dans notre Histoire.

    .

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  • Atelier 5 Embellissons Noël !

    Quel étrange Noël que celui qui nous attend dans 29 jours !
    Où est la magie de Noël quand d'aucun préconise qu'on fasse manger Papy et Mamy dans la cuisine, où on leur portera leur part, tels des enfants punis ?

    Avec cet atelier, je vous invite à enchanter ce Noël en mettant tout votre talent à lui rendre sa part de rêve.

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